Avec près de 40 000 nouveaux cas détectés et 17 000 décès imputables chaque année en France, le cancer colorectal est le cancer le plus meurtrier, après celui du poumon.

À l’occasion de Mars Bleu, mois de campagne d’information et de prévention de lutte contre le cancer colorectal, de nombreux acteurs de santé, rappellent l’importance du dépistage.

En effet, détecté de manière précoce, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10.

Malgré cela, le taux de participation au dépistage du cancer colorectal demeure bas : selon Santé publique France, 5,5 millions de personnes ont été dépistées entre 2017 et 2018, soit un taux de participation de près de 32 %, qui s’avère bien inférieur à l’objectif européen minimal qui s’élève à 45 %.

Qui est concerné par le dépistage du cancer colorectal ?

Le dépistage du cancer colorectal est recommandé aux femmes et aux hommes âgés de 50 à 74 ans.

En effet, l’incidence du cancer colorectal augmente après 50 ans : 95 % des cancers colorectaux sont diagnostiqués après cet âge-là.

Intégré dans un programme national de dépistage organisé du cancer colorectal, à l’initiative notamment de l’Assurance maladie, ce dépistage permet de détecter des cancer, le plus souvent à un stade précoce ou certaines lésions précancéreuses.

Comment effectuer le dépistage du cancer colorectal ?

En pratique, tous les 2 ans, chaque assuré âgé de 50 à 74 ans reçoit un courrier l’invitant à se rendre chez son médecin traitant. Ce dernier peut lui remettre, s’il juge l’examen approprié, un kit contenant un test immunologique de dépistage du cancer colorectal.

L’assuré doit réaliser ce test immunologique de dépistage à son domicile.

Ce test, rapide et indolore, vise à déceler la présence de sang dans les selles qui peuvent être causées par des lésions bénignes, précancéreuses ou cancéreuses.

À NOTER

Depuis 2015, un nouveau test immunologique de dépistage du cancer colorectal est disponible. Ce test, à lecture automatisée est plus performant et plus fiable. En effet, d’après les chiffres, cette technologie peut permettre de détecter 2 à 2,5 fois plus de cancers colorectaux et 3 à 4 fois plus de liaison précancéreuses (adénomes, etc.).

Une fois le test de dépistage réalisé, l’assuré doit le mettre dans l’enveloppe pré-affranchie jointe au kit et l’adresser à un laboratoire d’analyses agréé.

L’assuré et son médecin traitant reçoivent les résultats du test dans les quinze jours.

Si le test se révèle positif (4,5 % des cas), cela signifie que du sang a été retrouvé dans les selles du patient, le médecin traitant adresse alors ce dernier à un gastro-entérologue pour la réalisation d’une coloscopie permettant de confirmer ou infirmer la suspicion de lésions précancéreuses ou cancéreuses.

Dépistage du cancer colorectal : quelle prise en charge de l’Assurance maladie ?

Le test de dépistage du cancer colorectal et son analyse sont pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale, sans avance de frais.

Quant à la consultation médicale et à l’éventuelle coloscopie réalisée en cas de test positif, elles sont remboursées par la Sécurité sociale aux taux habituels.

 

Source Prévissima : 04/03/2020